Le MTC se déplace dans le monde :
La SAVOIE redevient Olympique :
A Saint Germain-La-Chambotte
Un trail de 25 km
Une course nature de 12,7 km
Une marche gourmande de 10 km
(avec dégustation de produits locaux)
Un groupe de musique génial :
« City Groove »
Un groupe de zumba déchainé
Des stands de produits locaux et artisanaux
Un bon repas savoyard
(diots, frites, plateaux repas)
Une buvette accueillante
et une ambiance incomparable !!!
Inscrit sur le 25 !!!
Créééééé vingt dieux, la Marie
Les vacanciers sont arrivés
Et demain c’est la foire aux cochons (Cré non de dieu)
Y’a du vin pour les hommes
et des b…. pour les femmes
et d’la gnôle pour nous pauvres garçons …
j’ai couru le trail le plus dur du monde.
Toute l’élite Savoyarde s’était donnée rendez vous pour en découdre sur les pentes vertigineuses de la Chambotte et du Sapeney. Tous les champions légendaires réunis dans le berceau du trail … Tous, plus moi, moi, le petit savoyard expatrié dans la plaine phocéenne, berné par les autochtones à l’accent chantant qui s’imaginent tout savoir du dénivelé positif… Là, en Savoie on mesure à quel point l’abîme est éloignée des cimes … Le trail le plus rude du monde, j’ai dit, car oui, même l’Ibère n’a pas encore osé s’y frotter. C’est dire …
Non je ne vous dirais pas le temps que j’ai réalisé pour venir à bout de cet enfer, car les deux heures trente six minutes et quarante cinq secondes passées dans cet univers vertical ne sont qu’une anecdote.
Je suis parti vite, dès les premières secondes, dans l’échappée qui, je le savait, ne serait jamais rattrapée. J’ai donné le rythme, quelques mètres, puis me suis tout naturellement esquivé pour signer quelques autographes et saluer ces enfants, des larmes de bonheur coulant sur leurs joues rougies par le froid à mon passage. J’ai surement du perdre une bonne trente huitaine de places mais qu’importe, c’est une épreuve Savoyarde, et le trophée se doit de rester là haut, dans la belle et majestueuse Savoie. Il faut savoir rester humble, c’est le message que je délivre au monde ce weekend …
A l’arrivée, un groupe Local, les Pierres qui roulent, jouait des airs connus, avec satisfaction, au rythme de ma légère foulée… J’ai bu un coup, refusé les honneurs d’un podium pour ne pas faire d’ombre aux illustres locaux, monté dans ma voiture et rejoint la cité méditerranéenne…
Je pense que cette course n’aura plus lieu, que pourrait-il se passer de plus incroyable que ma participation ? Les organisateurs sont rentés chez eux comblés, le regard perdu dans leurs rêves avec le sentiment du devoir accompli et du travail bien fait .
Ils le savent, que je ne fais jamais deux fois la même course …
Ce weekend je serai dans le Vercors, Haut lieu de la résistance, du filament et de la dynamo ou je ne me suis pas rendu depuis 1940 avec un certain Jean Moulin pour une histoire de train rempli de Panzers que nous devions faire sauter. Après vous connaissez la suite, … martyrisé dans des caves hideuses, regarde de tes yeux disparus toutes ces femmes noires qui veillent nos compagnons : elles portent le deuil de la France, et le tien. Regarde glisser sous les chênes nains du Quercy, avec un drapeau fait de mousseline nouée, les maquis que la Gestapo ne trouvera jamais parce qu’elle ne croit qu’aux grands arbres … et cætera, et cætera …




















